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Bienvenue sur la page d'accueil du projet de Groupement d'Achats Communs et Solidaires (GACS) de Nivelles !

Le GACS est le petit frère belge des AMAP (Alliance pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne) en France et des CSA (Community Supported Agriculture) au Royaume-Uni et aux USA.

Cliquez ici pour visualiser la plaquette de présentation du GACS de Nivelles

Le GACS de Nivelles

Mercredi 2 mai 2007

Elisabeth Mailleux communique cet article qui reprend des "recettes" liées à l'hygiène et l'entretien. Il provient d'une certaine Marie d'O, membre du GAC de Louvain-La-Neuve.

1. Dentifrice
2. Lessive
3. Comment et avec quoi laver les vitres
4. Produit liquide pour faire la vaisselle


1. Dentifrice

Voilà la recette de dentifrice (poudre dentaire 100% naturelle , garanti pas cher et sans déchets):
# Bicarbonate de soude (alimentaire),
# racine de gingembre fraîche râpée (un petit morceau), # sel marin finement moulu,
# 20 gouttes d'Huile essentielle (HE) de menthe poivrée (mentha piperata) ou HE de pamplemousse ou citron pour les adeptes de l'homéopathie.

Pour les quantités, à chacun de faire son mélange, d'expérience, il faut mettre beaucoup de bicarbonate, un peu de sel marin, et un peu plus de gingembre râpé.
L'aspect doit être celui d'une poudre dentaire. Faites attention à ce que votre gingembre râpé ne forme pas de fils (sans quoi l'effet désiré d'avoir les dents nettoyées ne sera pas effectif).

Encore un petit filon, je préfère déposer (pas plonger) ma tête de brosse à dent sur la poudre dentaire et rajouter ensuite une goutte d'huile essentielle, l'effet FRESH est plus saisissant!

N'oubliez pas de prendre un contenant à couvercle (style petite barquette plastique de beurre ou pignons de pins, etc.) plus large que haut pour pouvoir déposer votre tête de brosse à dent.

2. Lessive

Pour une lessive naturelle, entièrement biodégradable, sans déchets, pour un prix dérisoire et convenant même pour les pires des allergiques, voici la recette de la lessive. Il vous faut :

# 120 g bicarbonate de soude ou carbonate de soude alias cristaux de soude (en vente en superette/supermarché)
# 120 g de savon de marseille - deux solutions : le savon à râper soi-même (10 minutes au couteau économe, si possible pas celui qui a servi à couper l'ail) ou le sac de copeaux de savon de Marseille
# 120 g de borate sodium (en vente en pharmacie)
# 10 gouttes d'Huile essentielle de pamplemousse ou tea-tree (pour désinfecter)
# 10 gouttes d'Huile essentielle de lavande (pour que le linge sente bon)

Prenez donc un récipient de 5L (seau, ancien contenant en plastique de lessive, etc.) et mettez-y le bicarbonate ou cristaux de soude, le borate de soude, les HE (huiles essentielles), et les paillettes de savon de marseille.
Rajoutez-y lentement les 5l d'eau bien chaude (pour rendre les ingrédients solubles) et mélangez bien...C'est prêt...

Conseil : ne mettez pas cette lessive dans un contenant à petite ouverture car cette lessive devient quelque peu gélatineuse et il faut avant chaque machine retouiller dedans pour remélanger les différents ingrédients.
Utilisez des boules de type "vizirette" à mettre directement dans le tambour.

3. Laver les vitres

Le vinaigre est un dégraissant et un agent antibactérien. Deux cuillers à café de vinaigre par litre d'eau font donc l'affaire pour nettoyer vitres et miroirs. On peut même se contenter de frotter le miroir "directement" avec du papier journal tout mouillé d'eau vinaigrée, sans frotter avec une éponge ni racler avec une raclette.
Il est nécessaire d'ajouter un peu de savon vaisselle si les vitres sont fort sales ou grasses.

4. Produit liquide pour faire la vaisselle

A base de bicarbonate de soude et d'huile essentielle de citron notamment, ce produit liquide pour faire la vaisselle doit aussi contenir ... un peu de savon vaisselle liquide bio (du commerce, pas de celui qu'on a fait en suivant cette recette).

Voici la recette : prendre un flacon de 500ml de liquide vaisselle usagé et y mettre dans l'ordre:

# 1 cs de bicarbonate de soude
# 1cc de vinaigre blanc
# 100 ml de liquide vaisselle écologique
# 400 ml d'eau
# 10-20 gouttes d'huile essentielle de citron

Agitez le tout, et le tour est joué.

Par GAC Nivelles - Publié dans : Achats groupés - Non alimentaire
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Mercredi 2 mai 2007

Outre l'association Kokopelli, il est possible de se procurer des semences via les associations suivantes.

La Ferme de Sainte Marthe en Sologne propose 280 variétés de semences bio.
Depuis 25 ans la Ferme de Sainte-Marthe s'efforce de sauvegarder et de multiplier les espèces potagères et fruitières menacées de disparition. Les semences de la Ferme de Sainte-Marthe sont produites selon les méthodes de l'Agriculture Biologique et certifiées par Ecocert.
Coordonnées : Ferme de Sainte Marthe - BP 70404 - 49004 Angers Cedex 01 - Tél : 0891.700.89 - Site web : http://www.fermedesaintemarthe.com

L'asbl Semailles située en Belgique propose plus de 440 variétés tant potagères qu'aromatiques et florales ainsi que des plants de pommes de terre, oignons, échalotes et ails, topinambours, crosnes du Japon ...
Toutes les semences Semailles sont garanties sans Organismes Génétiquement Modifiés, sans hybrides F1 et cultivées sans engrais chimiques de synthèse. Elles sont issues de l’agriculture biologique et contrôlées Ecocert.
Coordonnées : Rue du Sabotier 20 - 5340 Faulx-les-Tombes - Tel : 081 57 02 97 - Email : semaille@semaille.com - site web : http://www.semaille.com

Le réseau Semences Paysannes est un réseau constitué d'organisations paysannes et d’agriculture biologique nationales, d'organisations spécialisées, d'artisans, de paysans, d'associations semencières ou pépiniéristes, d'associations de développement et d'associations de conservation de la Biodiversité.
Coordonnées : Réseau Semences Paysannes - Cazalens - 81600 BRENS - Tél : 05 63 41 72 86 - Email : contact@semencespaysannes.org - Site web : http://www.semencespaysannes.org

Par GAC Nivelles - Publié dans : Jardiner et cultiver
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Mercredi 2 mai 2007

(Source : charte des AMAP)

En France, les AMAP (Alliance pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne) s'organisent sur des principes généraux. Ces principes généraux peuvent nous inspirer pour confectionner notre charte.

1. Une production à dimension humaine adaptée aux types de culture et d'élevage
2. Une production respectueuse de la nature, de l'environnement et de l'animal : développement d'une biodiversité, fertilité des sols, production sans engrais ni pesticides chimiques de synthèse, gestion économique de l'eau,...
3. Une bonne qualité des produits : gustative, sanitaire, environnementale
4. L'appui à l'agriculture paysanne locale
5. La solidarité et des liens actifs avec tous les acteurs locaux oeuvrant pour le maintien de l'agriculture durable et d'un commerce solidaire
6. Le maintien de la diversité des populations animales élevées et des variétés végétales cultivées
7. La valorisation des ressources abondantes et l'économie des ressources rares
8. Le respect des normes sociales par rapport aux employés de l'exploitation, y compris le personnel temporaire
9. La recherche de la transparence dans les actes d'achats, de production, de transformation et de vente des produits agricoles
10. Viser le maximum d'autonomie des producteurs c'est-à-dire la capacité à être maître de ses choix
11. La proximité du producteur et des consommateurs : elle est indispensable pour assurer le lien direct entre eux et pour favoriser le circuit le plus court entre producteur et consommateurs
12. La formalisation et le respect des contrats à chaque saison par le producteur et les consommateurs
13. Aucun intermédiaire entre producteur et consommateurs
14. La définition à chaque saison d'un prix équitable pour le producteur et les consommateurs
15. Une information fréquente du consommateur sur les produits
16. La solidarité des consommateurs avec le producteur dans les aléas de la production
17. Une participation active des consommateurs à l'AMAP favorisée notamment par la responsabilisation du maximum de membres
18. Une sensibilisation des adhérents de l'AMAP aux particularités de l'agriculture paysanne
19. Etre solidaire des autres paysans d'Europe et du Sud
20. Raisonner à long terme et de manière globale

2 documents présentant les AMAP

Les contrats locaux entre agriculteur et consommateur : tout le monde s'y retrouve (2,4Mo)
Vous cherchez un fermier de famille ? (434Ko)

Par GAC Nivelles - Publié dans : Séjour en Alternative
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Mercredi 2 mai 2007

(article de Claude-Marie Vadrot paru dans Politis le jeudi 12 avril 2007)

D'ici à la mi-juin, la France aura importé d'Espagne plus de 83 000 tonnes de fraises.
Enfin, si on peut appeler «fraises » ces gros trucs rouges, encore verts près de la queue car cueillis avant d'être mûrs, et ressemblant à des tomates. Avec d'ailleurs à peu près le goût des tomates...
Si le seul problème posé par ces fruits était leur fadeur, après tout, seuls les consommateurs piégés pourraient se plaindre d'avoir acheté un produit qui se brade actuellement entre deux et trois euros le kilo sur les marchés et dans les grandes surfaces, après avoir parcouru 1 500 km en camion. À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16 000 par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz d'échappement. Car la quasi-totalité de ces fruits poussent dans le sud de l'Andalousie, sur les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir, l'une des plus fabuleuses réserves d'oiseaux migrateurs et nicheurs d'Europe.

Il aura fallu qu'une équipe d'enquêteurs du WWF-France s'intéresse à la marée montante de cette fraise hors saison pour que soit révélée l'aberration écologique de cette production qui étouffe la fraise française (dont une partie, d'ailleurs, ne pousse pas dans de meilleures conditions écologiques).
Ce qu'ont découvert les envoyés spéciaux du WWF, et que confirment les écologistes espagnols, illustre la mondialisation bon marché.

Cette agriculture couvre près de six mille hectares, dont une bonne centaine empiètent déjà en toute illégalité (tolérée) sur le parc national.
Officiellement, 60 % de ces cultures seulement sont autorisées ; les autres sont des extensions « sauvages » sur lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations des écologistes.
Les fraisiers destinés à cette production, bien qu'il s'agisse d'une plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année. Pour donner des fraises hors saison, les plants produits in vitro sont placés en plein été dans des frigos qui simulent l'hiver, pour avancer leur production.
À l'automne, la terre sableuse est nettoyée et stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d'ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005) ; le second, composé de chlore et d'ammoniaque, est aussi un poison dangereux : il bloque les alvéoles pulmonaires.

Qui s'en soucie ? La plupart des producteurs de fraises andalouses emploient une main-d'oeuvre marocaine, des saisonniers ou des sans-papiers sous-payés et logés dans des conditions précaires, qui se réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en plastique recouvrant les fraisiers au coeur de l'hiver... Un écologiste de la région raconte l'explosion de maladies pulmonaires et d'affections de la peau.

Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui transporte des engrais, des pesticides et des fongicides. Les cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon illégale. Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région d'Andalousie, entraîne l'exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu'une trentaine dans la région, leur seule nourriture, les lapins, étant en voie de disparition. Comme la forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers.

La saison est terminée au début du mois de juin. Les cinq mille tonnes de plastique sont soit emportées par le vent, soit enfouies n'importe où, soit brûlées sur place. Et les ouvriers agricoles sont priés de retourner chez eux ou de s'exiler ailleurs en Espagne. Remarquez : ils ont le droit de se faire soigner à leurs frais au cas ou les produits nocifs qu’ils ont respiré ...

La production et l'exportation de la fraise espagnole, l'essentiel étant vendu dès avant la fin de l'hiver et jusqu’en avril, représente ce qu'il y a de moins durable comme agriculture, et bouleverse ce qui demeure dans l'esprit du public comme notion de saison. Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols de la fraise commencent à s'installer. Avant de venir de Chine, d'où sont déjà importées des pommes encore plus traitées que les pommes françaises...

Par Muguette Cozzi - Publié dans : Séjour en Absurdie
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Mardi 1 mai 2007

Etienne Surlereau nous propose de réaliser des achats groupés de Riz de Camargue. Ses beaux-parents reviennent régulièrement en Belgique et peuvent amener les commandes.

Attention ! Il ne s'agit pas de n'importe quel riz de Camargue ! Il s'agit du riz Canavere, riz certifié conforme et d'appellation protégée dans toute l'Union Européenne.

Etienne peut en ramener fin juillet et il dispose encore de quelques grains à partager pour celles et ceux qui souhaitent le gouter.

Pour en savoir plus, consultez le site du Riz Canavere.

Par GAC Nivelles - Publié dans : Alimentation - Autres
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Lundi 30 avril 2007

(Extrait de "Construire une Ecorégion, ou comment restaurer la souveraineté alimentaire des régions françaises et européennes" - Christophe Bellec)

D’ordinaire, dès que l’on parle de reconquête de la souveraineté alimentaire, notre esprit pense immédiatement à une problématique frappant seulement les pays du Sud.

Un mauvais réflexe qu’il va falloir oublier, car les pays du Nord sont tout autant concernés par le sujet. En effet la souveraineté n’est pas une histoire de volumes de production pris dans sa globalité : c’est avant tout un problème d’adéquation à l’échelle d’un territoire entre une production agricole et alimentaire et les besoins de sa population, besoins pris dans leur diversité qualitative.
Dit de manière raccourcie, un terroir doit savoir nourrir son terroir de la fourche à la fourchette.

Rien ne vaut un bon exemple pour illustrer une situation. Prenons celle du Limousin, car elle est...exemplaire.
L’image qu’ont sans doute l’immense majorité des personnes est celle d’une région verte et fortement rurale. Une image tout à la fois réelle et trompeuse :
- réelle parce que le Limousin produit bien plus que sa consommation locale en terme de volumes de produits agricoles et alimentaires ;
- trompeuse parce que son niveau réel de souveraineté alimentaire ne dépasse pas… 10% !

Une dépendance alimentaire organisée à l’échelle mondiale

Comment diable peut-on expliquer un tel (grand) écart ?
Une analyse de l’ensemble de la filière agricole et alimentaire limousine permet de comprendre ce qui ressemble à une « descente aux enfers » dans la dépendance alimentaire.

Il faut déjà s’arrêter sur la production agricole locale, et ne plus regarder en volume mais en répartition par famille de produit.
On voit alors tout de suite la nature de l’agriculture limousine : celle d’une production hyperspécialisée basée sur trois produits, le bovin, la pomme et l’ovin, massivement développés pour l’export.
Pour le reste, c’est un peu « sauve qui peut » puisqu’elles sont toutes en diminution plus ou moins marquée.

Si le blé tendre (131% de taux d’indépendance alimentaire, TIA) et la production de lait (TIA 78%) s’en sortent encore, les oeufs (TIA 24%), les pommes de terre (TIA 23%, divisé par 7 en 30 ans !), les fruits hors pommes (TIA 18%) sont à des niveaux faibles.
Quant aux légumes frais (TIA 8% !) ou secs (TIA 1%), la volaille (TIA 10%) ou le blé dur pour les pâtes (TIA à 0%), la situation est alarmante.

Quant on fait l’adéquation globale entre besoins de la population et la production locale, on ne dépasse pas 52%. Mais cela ne fait que commencer…

Comment en est-on arrivé là ?

L’origine d’une telle situation dépasse le Limousin, puisqu’elle est à chercher dans la politique agricole mondiale, et c’est ici que Nord et Sud se retrouvent. Dès sa création en 1994, l’OMC a fait du dossier agricole l’une de ses priorités de libéralisation des marchés à l’échelle mondiale.

En Europe, les pays du Nord se préparent à cette perspective douloureuse pour leurs agriculteurs. la PAC (politique agricole commune) s’est orientée dès le milieu des années 80 dans la voie de la productivité, c’est à dire de l’agrandissement permanent des exploitations agricoles et de la concentration hyperspécialisée des productions à l’échelle de régions entières.
Le Limousin n’a pas fait autre chose : il s’est lancé dans la course à la compétitivité en ne se concentrant que sur le bovin, la pomme et le mouton. Quant aux autres produits, on comptera sur les autres régions, qu’elles soient voisines… ou à l’autre bout de l’Europe, voire du monde.

Transformation et distribution sont les deux lamelles de la coupe

44% d’autonomie, ce n’est que pour la production, car produire n’est pas tout : pour un grand nombre de produits, même les plus simples, il faut aussi transformer, préparer, mettre en conserve, abattre ou découper. On se retrouve dans le secteur de la transformation et des industries agroalimentaires.

Et c’est ici que le grand bal commence, car il n’y a rien de systématique entre la présence d’une production et la proximité des transformateurs associés.
Une illustration simple : le Limousin produit du lait mais dispose de peu d’ateliers de fabrication de fromages, de beurre ou de yaourts, et une part conséquente du lait quitte alors la région.

Plus frappant encore est la situation dans sa filière phare, le bovin.
Car ce que produit avant tout le Limousin ce n’est pas de la viande, mais du broutard, du bovin sur pattes qui prend la direction de l’Italie pour finir son engraissement, être abattu, transformé puis revendu, en Europe comme en France.
Raison : ça coûte moins cher en global, la filière italienne étant structurée depuis longtemps de manière industrielle et elle n’hésite pas à utiliser des pratiques de dumping social dans ses ateliers.
Même en produisant près de 7 fois sa consommation de viande bovine, la région arrive tout juste à être autonome sur sa transformation.

C’est à l’étape suivante qu’est apporté le coup de grâce à la souveraineté alimentaire réelle, par le biais des circuits de distribution et de vente.
On tombe ici sur un problème qui dépasse le Limousin : ce n’est pas parce qu’un produit alimentaire est récolté ou fabriqué dans une région qu’il va réussir à y être commercialisé et consommé.
Les circuits courts de distribution, même s’ils existent (marchés, vente directe), sont marginaux en volume face à la grande distribution qui contrôle désormais près de 90% du commerce de détail en France avec 5 centrales d’achat seulement. Même les épiceries de quartier ont du mal à leur échapper.

L’obsession de ces centrales d’achat est claire : le prix, le prix, le prix.
Elles s’en défendent en disant que c’est aussi celle de ses clients consommateurs, un argument qui n’est pas faux mais dissimule mal le fait qu’ils ne parlent pas du même prix : c’est le prix d’achat aux fournisseurs qui ne cesse de descendre, mais pour ce qui est du prix de vente, rassurez-vous, il a plus de mal à suivre le mouvement…
Une telle pression sur les fournisseurs ne peut qu’accélérer la concentration industrielle des groupes agroalimentaires, ce qui explique aussi pourquoi le tissu agro-industriel de certaines régions comme le Limousin se restreint, voire se délite.

Transformation et grande distribution : en deux « coups de lame », voici la souveraineté alimentaire du Limousin rasée de près et ne dépassant plus les 10% dans la réalité quotidienne du contenu des assiettes.
Vous l’avez compris, cette situation est bien sûr partagée par la plupart des autres régions françaises et d'Europe de l'Ouest, parfois meilleure, parfois pire.
Il s’agit bien d’un problème à l’échelle mondiale, une forme de « désorganisation » très bien organisée.

Pour avoir une petite idée de notre degré de dépendance alimentaire, il suffit de constater à quelle vitesse nos étals de fruits, légumes et viandes peuvent se vider et ne plus se remplir lorsque les transporteurs décident de se mettre en grève plusieurs jours...

Par GAC Nivelles - Publié dans : Séjour en Absurdie
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Dimanche 15 avril 2007
- Quels sont les fromages que vous proposez ? Sous quelles formes ?
- Quel type d'élevage pratiquez-vous ? Sur parcours libre, en plein air, en batterie ?
- Quelle est l’alimentation fournie aux animaux ? Quels soins vétérinaires sont pratiqués (ex : vaccinations, antibiotiques) ?
- Faites-vous du biologique ? Des productions labellisées ?
- Quelle est la proportion de fromages que vous produisez vous-même ? Que vous achetez auprès d’autres producteurs ? Si une partie de vos fromages vient d’autres producteurs, quel type de production pratiquent-ils ? (bio, labellisé, type d’élevage)
- Les prix peuvent-ils changer ? En fonction de quels critères : marché, augmentation des coûts de production, type de production ?
- Y a-t-il un minimum de commande exigé ? A quelle fréquence souhaitez-vous qu'elles soient passées ? Quelle est la flexibilité dans les commandes (ex : dernière minute) ?
- Est-il possible de visiter les installations ? Quand peut-on venir en pouvant, le cas échéant, échanger quelques mots avec vous ?
- Quel est le mode de paiement ? Le mode de livraison (commandes disponibles à la ferme / livraison à domicile / sur un marché) ?
- Avez-vous déjà été en contact avec des groupements d'achats communs ?
Par GAC Nivelles - Publié dans : Alimentation - Autres
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Dimanche 15 avril 2007

Nathalie Delneste propose de goûter à la prochaine réunion des produits d'Agribio, coopérative belge de céréales bio, chez qui on peut trouver céréales, farines, muesli, pâtes et biscuits.

Elle trouve leur initiative intéressante et, si en faisant appel à eux on ne soutient pas directement une ferme en particulier dans les environs proches de Nivelles, on soutient pas contre une des rares initiatives wallonnes de regroupement (à taille humaine) de producteurs qui fonctionne!!
Ils n'ont pas de point de vente à Nivelles, le plus proche étant Waterloo. Un bon de commande est accessible sur leur site.

Coordonnées d'Agribio
Agribio SCRL - Buzin 5 - 5370 HAVELANGE
Email : info@agribio.be - Site web : http://www.agribio.be
Contacts : Bruno GREINDL (083/63 41 70) - Hermann PIRMEZ (010/86 63 94)

Par Nathalie Delneste - Publié dans : Alimentation - Autres
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Samedi 10 mars 2007

L' Association Kokopelli a pour finalité :

- de remettre en valeur, dans les pays Européens, une collection planétaire d'anciennes variétés pour les potagers et jardins, et de la rendre de nouveau accessible aux jardiniers. Cette collection planétaire est présentée dans l'ouvrage " Semences de Kokopelli ". A ce jour, ce sont 2000 variétés ou espèces qui sont distribuées par l'association, dont 550 variétés de tomates, 300 variétés de piments doux et forts, 130 variétés de laitues, 150 variétés de courges, 50 variétés d'aubergines, etc.
- d'oeuvrer dans le Tiers-Monde à la mise en valeur de techniques d'agriculture durable par le don de semences traditionnelles ainsi qu'à la mise en place de réseaux paysans de production de semences et de centres de ressources génétiques.

 

Vous voulez en savoir plus ? Rendez-vous sur le site web de Kokopelli en Belgique : http://www.kokopelli-be.com.
Vous pouvez également accéder au catalogue des semences disponibles.

Par GAC Nivelles - Publié dans : Jardiner et cultiver
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Mardi 6 mars 2007

« Nous disposons encore des ressources, des savoirs et savoir-faire, des moyens financiers et de toute la force de notre créativité pour donner une orientation positive à notre destin. »

C’est dans ce contexte d’urgence humaine et écologique qui appelle à la fédération et à la mobilisation des consciences, au-delà de tout particularisme, que les acteurs du projet "Les Amanins", initié par Pierre Rabhi et Michel Valentin, concrétisent par des propositions innovantes une démarche qui prend en compte la protection de la nature et le respect de la dignité humaine.

Tous ensemble , attentifs au monde vivant qu’il soit humain, animal ou végétal, s’engagent

- à mettre en valeur l’écosystème et à promouvoir la biodiversité ;
- à cultiver selon les principes de l’agro-écologie ;
- à respecter la vie des animaux ;
- à traiter de façon naturelle les eaux usées, à modérer la consommation des énergies et n’utiliser que celles qui sont renouvelables ;
- à réduire, puis recycler et composter les déchets permettant ainsi leur réutilisation ;
- à se responsabiliser dans l’utilisation des ressources en privilégiant au maximum celles qui sont locales ;
- à être attentif à tous, à favoriser le dialogue pour permettre d’améliorer la relation et de reconnaître les compétences de chacun ;
- à transmettre les savoirs en les rendant accessibles au plus grand nombre ;
- à éduquer les enfants dans l’importance du vivre ensemble et dans l’apprentissage de « l’art de la rencontre ».

 

"LES AMANINS" c’est

- UN LIEU PRÉSERVÉ de 55 hectares comprenant champs, prés, landes, bois et rivière entre la Drôme provençale et la Drôme des collines (à 35 km au sud-est de Valence et à 24 km de Montélimar) organisé autour d’une ferme agro-écologique incluant la traction animale ;
- UNE ÉCOLE DIFFÉRENTE où les enfants feront directement le lien entre les savoirs et la vie concrète, où ils apprendront à cultiver leurs légumes, et à vivre ensemble dans la coopération ;
- UN SITE D’EXPERIMENTATION et de démonstration agro-écologique et de sauvegarde de la biodiversité ;
- UNE ZONE DE PRODUCTION agricole respectueuse de l’environnement et garante d’une nourriture saine ;
- UN ESPACE D’ECHANGE, de formation et de transmission de savoirs et savoir-faire.
Par GAC Nivelles - Publié dans : Séjour en Alternative
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